La pénétronormativité renvoie
à la norme bien établie voulant qu’une relation sexuelle nécessite minimalement
la pénétration d’un phallus dans un vagin. Il est acquis pour les pénétronormatif qu’il existe une hiérarchisation
des types de pénétrations. Ainsi trône au sommet de
la réflexion du pénétronormatif
la pénétration vaginale dite classique, alors que les pénétrations digitales, anales, ou avec objet sont considérées comme
des relations sexuelles incomplètes; ou lorsqu’accompagnant une relation vaginale complète, seront considérés comme des compléments. Cette manière de concevoir
la relation sexuelle sous-entend que plusieurs groupes ne peuvent prétendre comprendre
la nature même de
la sexualité. Pensons notamment aux communautés homosexuelle et demisexuelle. Réduisant de surcroit leur vie sexuelle à une vie sexuelle déviante.
a.l. Il est à noter que pour une certaine tranche des pénétronormatifs,
la simple insertion du gland équivaut à une relation sexuelle. Ce type de raisonnement est largement partagé au sein des communautés sportives masculines, notamment
chez celle des joueurs de Lacrosse.
Exemple classique d’une conversation révélant ce qu'est
la pénétronormativité:
Individu x : Pis hier soir t’as eu un plus 1.
Individu y : Ouai, ben on a passer
la soirée
chez nous à s’embrasser.
Individu x :Ok fak ça compte pas
Individu y: T'es vraiment pénétronormatif